« Americanah » by Chimamanda Ngozi Adichi

Cet article est disponible en anglais et en français plus bas.

Have you read Americanah by Nigerian author Chimamanda Ngozi Adichi? Chimamanda is the outstanding speaker who delivered the poignant and necessary Ted Talk about the danger of a single story,a theme that all African or Afro-descendant people know too well. The woman whose feminist work inspired the singer Beyoncé who integrated many parts of her work in her music and live shows. Chimamanda’s list of accomplishments is very long but we will focus today on her book Americanah which is particularly interesting to read because of the universality of the story that she tells. 

Did you just say universality? Despite the protagonists being young Africans? I must say that i was very intentional about using this word. And this brings me to the first interesting thing about this book : it tells the story of two young people, Ifemelu and Obinze, Nigerians, students, and in love. Despite their many projects and the future they planned together, they will end up being separated by fate. The book builds on the lived experiences of these young Africans to tell a universal story : that of people who stand up bravely in the face of life circumstances to achieve their dreams, who create bonds with their own kinds and experience friendship, love and disillusion.  

The topics addressed by the author are as diverse as they are interesting.  She shares with the reader, different sides of the immigration experience as lived by different young Africans and does so by making us follow the day-to-day life of the protagonists. She addresses the issues of race and social class in the United States from the perspective of an African woman, who became black in the eyes of others after immigration.

She also talks about many subjects that affect the daily lives of black women, natural hair by example. You could read this book if any of these topics are of interest to you or if you are simply fond of a beautiful love story.

Here are a few extracts from the book : 

“That’s a pretty accent. Where are you from?
Nigeria.
Nigeria. Isn’t there a war going on there? No”

“Curt had never been with a black woman; he told her this after their first time, in his penthouse apartment in Baltimore, with a self-mocking toss of his head, as if this were something he should have done long ago but had somehow neglected.”

“Relaxing your hair is like being in prison. You’re caged in. Your hair rules you. You didn’t go running with Curt today because you don’t want to sweat out this straightness. That picture you sent me, you had your hair covered on the boat. You’re always battling to make your hair do what it wasn’t meant to do. If you go natural and take good care of your hair, it won’t fall off like it’s doing now.” 

“So you are still blogging?
Yes.
About race?
No, just about life. Race doesn’t really work here. I feel like i got off the plane in Lagos and stopped being black.
I bet

“And, of course, there was also Obinze. Her first love, her first lover, the only person with whom she had never felt the need to explain herself. He was now a husband and father.”

« Americanah » de Chimamanda Ngozi Adichi

Avez-vous lu Americanah de l’auteure nigériane Chimamanda Ngozi Adichi ? Chimamanda est l’oratrice hors pair qui a livré le discours aussi poignant que nécessaire sur le danger de l’histoire unique, thématique que toutes les personnes africaines ou afrodescendantes ne connaissent que trop. La même dont le travail féministe a inspiré la chanteuse Beyoncé qui a intégré plusieurs extraits de ses réflexions dans sa musique et dans ses concerts. La liste de ses accomplissements est longue, mais aujourd’hui nous nous concentrerons uniquement sur son roman Americanah qui est particulièrement intéressant à lire en raison de l’universalité de l’histoire racontée.

Universalité ? Alors que les protagonistes sont de jeunes africains ? C’est pourtant un mot que j’ai choisi intentionnellement. Et c’est ce qui m’amène au premier intérêt de ce livre : il raconte l’histoire de deux jeunes personnes Ifemelu et Obinze, Nigérians, étudiants et amoureux que le destin finira par séparer en dépit des projets d’avenir qu’ils avaient planifiés à deux. Le livre part du vécu de ces deux jeunes africains pour raconter une histoire universelle : celle de personnes qui se dressent courageusement devant les aléas de la vie pour réaliser leurs rêves, qui forment des liens avec leurs semblables marqués par l’amitié, l’amour et la désillusion. 

Les sujets que l’auteure aborde sont aussi variés qu’intéressants. Elle vous propose plusieurs facettes de l’expérience de l’immigration telle que vécue par différents jeunes africains et le fait en nous faisant accompagner ses protagonistes dans leur quotidien. Elle aborde les questions de race et de classe sociale aux États-Unis et les raconte de la perspective d’une femme africaine, devenue noire dans le regard des autres après l’immigration. Elle aborde aussi plusieurs thématiques qui marquent le quotidien des femmes noires à travers le monde, les cheveux naturels par exemple. 

Vous pouvez lire si ce sont là des sujets qui suscitent de l’intérêt chez vous, ou tout simplement parce que vous êtes friands de belles histoires d’amour. Voici quelques extraits du livre (que j’ai traduit de l’anglais) :

« C’est un bel accent, d’où viens-tu ?
Du Nigéria.
Du Nigéria. N’y a-t-il pas une guerre actuellement là-bas ?
Non »

« Curt n’avait jamais été avec une femme noire; il le lui avait dit après leur première fois, dans son penthouse à Baltimore, en riant de lui-même, comme si c’était quelque chose qu’il aurait dû faire depuis longtemps, mais avait négligé » 

« Défriser ses cheveux, c’est comme être dans une prison. Tu es enfermée. Tes cheveux te dirigent. Tu n’es pas allée courir avec Curt aujourd’hui parce que tu ne voulais pas que la transpiration gâche ton lissage. Cette photo que tu m’as envoyée, tu avais tes cheveux couverts sur un bateau. Tu es constamment en train de te battre pour que tes cheveux quelque chose qu’ils ne sont pas supposés faire. Si tu retournes au naturel et prends bien soin de tes cheveux, ils ne tomberont plus comme ils le font actuellement. »

« Alors, tu tiens toujours un blogue ?
Oui.
Au sujet de la race ?
Non, sur la vie en général. Le sujet de la race ne fonctionne pas vraiment ici. J’ai l’impression que j’ai arrêté d’être noire dès que je suis arrivée à Lagos.
Tu m’étonnes. »

« Et, bien sûr, il y avait Obinze. Son premier amour, son premier amant, la seule personne avec qui elle n’avait jamais ressenti le besoin de s’expliquer. Il était maintenant un mari et un père. »

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